QUESTIONS


Il est plutôt efficace car dans 99,9% des cas, l'homme est stérile après 3/4 mois....
Oui et non... Elle doit être considérée comme définitive. Néanmoins, certains hommes demandent après quelques années une inversion de la procédure qui s'appelle une vaso-vasostomie (voir à "réversible" dans les dernières questions).
En 3/4 mois. C'est le temps que les spermatozoïdes, en amont du canal coupé, arrivent à la prostate et qu’elle soit en quelque sorte purgée par un certain nombre d’éjaculations.
Non car il faut réaliser une première consultation avec le Dr Mengin afin de contrôler la possibilité technique de l’intervention (contrôle clinique). Le Dr Mengin vous expliquera lui-même l’intervention et il vous remettra une information écrite. Aussi, il vous faut signer un consentement écrit (procédure habituelle pour toute intervention chirurgicale).
Il y a un délai “logistique” mais il n’y a pas de délai légal comme dans certains pays entre la consultation et l’intervention.
C’est une question importante ; certains urologues se permettent de décider pour les hommes et refusent l’intervention chez ceux qui n’ont pas d’enfant. C’est une sorte de clause de conscience qui leur est propre. Le Dr Mengin respecte votre point de vue. Il en discute toujours avec vous lors de la première consultation en tenant à rappeler la caractère définitif de la procédure.
Comme pour toute intervention chirurgicale on peut dire :
Hématome (collection de sang dans le scrotum) : glace, repos, rare reprise chirurgicale.
Infection (du site opératoire) : antibiotiques, reprise chirurgicale pour évacuer un abcès si besoin.
Douleur (du site opératoire) à court / moyen/long terme : antidouleurs, traitement de la cause (cf.supra).
Échec (persistance de spermatozoïdes dans le sperme après plus de 6 mois) : reprise chirurgicale pour nouvelle section d’un ou des canaux (exceptionnel).
2-3 jours avant : rasage (ou tonte) du scrotum (tout ce qui est sous la verge).
Toilette intime normale le matin de l’intervention.
Venir détendu !
Selon la LaMal la vasectomie contraceptive n’est pas remboursée.
Selon les assurances complémentaires ou internationale et privées, elles peuvent prendre en charge tout ou partie du coût de l’intervention : se renseigner auprès d’elle. Dans mon expérience, dans ce cas, vous payez la vasectomie et la facture vous sert à vous faire rembourser.
Oui, vos traitements habituels, discutés avec le chirurgien lors de la première consultation. Éviter l’aspirine et les anti-inflammatoire les derniers 5 jours (augmentent le risque de saignement).
-Première consultation : selon TarMed (le tarif ambulatoire suisse) entre 80 et 160CHF
-L’intervention : le tarif est “libre”, il comprend le temps opératoire, la location de la salle d’opération et le personnel, le matériel à usage unique et les instruments chirurgicaux avec leur stérilisation. À Genève, les prix varient d’un urologue à un autre mais c’est globalement entre 1200 et 2500CHF. Dans le cabinet du Dr Mengin, il s’agit d’une somme forfaitaire de 1300CHF. Le spermogramme à effectuer après 3-4 mois est facturé par le laboratoire environ 50CHF.
C’est possible, en vue d’une procréation médicalement assistée dans l’éventualité d’un nouveau désir de paternité. Le coût est d’environ 500CHF/ an pour la « banque de sperme ».
Le jeûne n’est pas nécessaire le matin de l’intervention, il est même recommandé de manger quelque chose avant afin de se sentir dans un état habituel.
Locale. Une ou plusieurs injections sous cutanées permettent une anesthésie superficielle suffisante pour pratiquer l’intervention. Vous resentez qu’il se passe quelque chose mais vous n’avez pas mal. Il y a toujours une discussion avec le chirurgien, si vous avez mal, on ajoute de l’anesthésiant mais c’est normal de sentir que l’on touche la zone.
En principe pas, mais vous pouvez ressentir quelque chose d’inconfortable. Si vous avez mal, on ajoute de l’anesthésiant ou change la manière de faire. Au pire, on stoppe l’intervention (jamais arrivé au moment d'écrire ces lignes).
On peut rentrer plus ou moins dans les détails…
1.Installation couchée, préparation des instruments et désinfection/champage.
2.Anesthésie locale
3.Repère d’un canal puis anesthésie plus profonde de cette zone et ouverture de la peau en regard du canal, plutôt au niveau central.
4.Dissection du canal et cautérisation de petits vaisseaux si besoin.
5.Section du canal et mise en place d’un fils de suture d’un côté (abdomen) et enfouissement de l’autre coté (testicule), selon recommandations scientifiques.
6.Même procédure pour l’autre canal en tentant de l’aborder par le même orifice.
7.Fermeture cutanée et petit pansement. Fils résorbables (2-3 semaines).
Il y a plusieurs techniques. On parle de l’ensemble de la procédure alors que ce titre est trompeur et ne parle que du début de l’intervention. Le Dr Mengin pratique la plupart du temps une technique inspirée de la description « no scalpel » ou « no bistouri ». Néanmoins, la subtilité est que l’on utilise la pointe d’un instrument pour percer la peau. Selon le type de peau ou de scrotum, ce n’est pas toujours possible. Ainsi, la peau est alors ouverte avec la pointe d’un bistouri électrique. Ces subtilités sont une affaire de spécialistes, le concept global reste le même (couper les deux canaux déférents), il y a une part de « marketing » à faire la promotion d’une technique par rapport à une autre.
Globalement une heure sur place ; la procédure dure environ 1/2h ; cela peut être plus rapide ou plus long, mais la sécurité et l’efficacité de l’intervention sont les seuls éléments qui importent une fois le geste commencé.
Dans le centre d’urologie du Dr Mengin, une pièce technique est dédiée aux soins qui nécessitent une hygiène particulièrement importante.
Oui, tout à fait, tout ce qui peut permettre votre détente est le bienvenu dans les limites de l’acceptabilité dans une salle d’intervention.
L’intervention se déroulant dans une zone risquant d’être sollicitée sur le vélo ou une moto, je déconseille formellement de pratiquer le vélo ou la moto pendant 10 jours.
Non, même un rapport "calme", sollicite un peu trop la zone de la procédure et vous expose à des douleurs et/ou des saignements (avec hématome). Il est préférable de ne pas avoir de rapport sexuel pendant une dizaine de jours.
Il est possible de se baigner quelques minutes mais comme il faut éviter le sport pendant 10 jours, pas de natation sportive.
Oui, néanmoins, en cas de douleur ou de sentiment que les choses n’évoluent pas normalement, je déconseille de partir loin. Aussi, il faudrait éviter de porter des sacs lourds, cet effort important pourrait faire saigner la zone.
Oui, néanmoins, si le travail est très physique, je recommande de prendre une semaine de vacances. On fait souvent les vasectomies en fin de semaine, cela peut faciliter certains à prendre leur journée off et bien se reposer le week-end suivant.
Non, il faut attendre 3-4 mois et l’obtention d’un spermogramme sans spermatozoïdes pour pouvoir dire que l’on est définitivement stérile.
Normal : légère tension dans le scrotum, antidouleurs 48-72h voir ne prendre aucun médicament peux suffire. La peau peut devenir bleutée autour de la cicatrice ou plus loin, c’est une ecchymose, c’est quelques globules rouges qui sont passés sous la peau, comme après chaque chirurgie ou petit traumatisme.
Pas normal :
Le plus fréquent : retard de cicatrisation
Le plus embêtant : hématome (voir explications risques de complications), infection (voir explications risques de complications), écoulement de la plaie : selon la qualité de ce qui coule, on doit s’inquiéter (purulent) ou pas (liquide clair).
En principe pas. Néanmoins, l’intervention inverse, la vaso-vasostomie existe. On suture les deux versant de chaque canal déférent en espérant que les spermatozoïdes passent à nouveau dans le canal. Le problème est que cela ne fonctionne que dans 50% des cas pour différentes raisons (mécaniques et/ou immunologiques). Il faut alors procéder à des techniques de procréation médicalement assistée couteuse (non remboursées par la LaMal).
Non, il n’y a aucune raison évidente. Par contre, on peut supposer que cette idée vient du fait que la recherche de ce cancer de la prostate est plus réalisée chez les hommes vasectomisés. En effet, le cancer de la prostate est très fréquent et il n’est parfois pas détecté (sans symptômes) et finalement, on peut mourir d’autre chose sans qu’il ait fait parler de lui. Mais les hommes qui ont fait une vasectomie ont rencontré un urologue qui les a sensibilisés au dépistage du cancer de la prostate (que je conseille bien entendu à partir de 50 ans ou 45 ans si facteur de risque).
Non, le canal d’excrétion des spermatozoïdes, le canal déférent, est tout à fait indépendant de celui de la testostérone.
Oui, c’est le seul examen qui prouve l’efficacité de l’intervention.
Le laboratoire le facture environ 50CHF.
Recherche